Le canton de Jura
21 avril 2021
La première statue du canton, époque romaine

Délemont, Musée jurassien d’art et d’histoire
A partir de 999, l’actuel Jura, le Jura bernois et Bienne firent partie de l’Evêché de Bâle.
999-1792/97
Au cours des siècles suivants, notamment aux XVème et XVIème siècles, Berne gagna de plus en plus d’influence dans la partie sud du Jura, comme à La Neuveville (Neuenstadt), à Moutier et à Bienne (Biel).
Pendant la Réforme protestante l’empreinte de Berne fut ressentie dans la région : Moutier, Belprahon, Perrefitte, Sorvilier, La Neuveville, entre autres, devinrent protestants.
En 1792, après l’invasion française – la France s’empara des territoires de l’Evêché de Bâle et le dernier prince-évêque de Bâle dut quitter sa résidence de Porrentruy – la partie nord du Jura, catholique devint la République rauracienne.
En 1793, la République rauracienne fut annexée à la France et devint le département du Mont-Terrible.
En 1797 tout le sud de l’ancien Evêché de Bâle, occupé par les troupes françaises (Moutier, Malleray, Courtelary, Bienne et La Neuveville), fut intégré au Mont-Terrible. En 1800, le département du Mont-Terrible fut supprimé et annexé au département du Haut-Rhin.


La période française (1792/97-1813). Délemont, Musée jurassien d’art et d’histoire
1815-1979
En 1815, après la défaite de Napoléon à Waterloo, le territoire qui appartenait auparavant à l’Evêché de Bâle fut attribué, par décision du Congrès de Vienne (1814-1815), à la Suisse par rattachement au canton de Berne.
En 1994, le district de Laufon se sépara officiellement du canton de Berne pour rejoindre Bâle-Campagne.
Après les guerres de la Révolution française et les guerres napoléoniennes, il s’agissait de reconstruire l’Europe et d’établir un nouveau système international stable. Les négociateurs du Congrès de Vienne voulurent établir un équilibre réaliste entre les grandes puissances européennes et le renforcer par des structures juridiques. En 1815, une véritable diplomatie multilatérale fut mise en œuvre.


Délemont, Musée jurassien d’art et d’histoire
Par le plébiscite du 23 juin 1974, le peuple jurassien choisissait de se séparer du canton de Berne pour former le canton du Jura. Le peuple suisse accepta le 24 septembre 1978 la création du nouveau canton du Jura par 82,3 % de oui. La République et Canton du Jura vit le jour le 1er janvier 1979 et devint le vingt-sixième canton de la Confédération suisse.

Délemont, Musée jurassien d’art et d’histoire
Dès 1815, il y eut de nombreux conflits entre le canton de Berne, germanophone et protestant et le peuple jurassien, francophone, majoritairement catholique.

Délemont, Musée jurassien d’art et d’histoire
Les historiens font généralement remonter la Question jurassienne à 1947 alors que les conflits prirent parfois une tournure violente. En 1979, les communes de, entre autres, Moutier, Belprahon, Perrefitte et Sorvilier, protestantes, décidèrent de rester dans le canton de Berne.
Cependant, à l’issue d’un référendum historique, les habitants de Moutier ont décidé le 21 mars 2021, de quitter le canton de Berne pour rejoindre le canton du Jura.
Le drapeau du canton du Jura
Les éléments du drapeau du canton du Jura, créé en 1947, sont une crosse épiscopale rouge et des fasces rouges et blanches.
La crosse rappelle celle de l’évêque de Bâle qui, fuyant la cité rhénane passée à la Réforme protestante, se réfugia à Porrentruy (Pruntrut) de 1528 à 1792.
Source : J.-C. Rebetez, D. Bregnard, Le Jura et Berne, Porrentruy, 2014.
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.


‘Der Dicke Fritz’, le Col des Rangiers

Délemont, Musée jurassien d’art et d’histoire
