Regio Basiliensis depuis 1963

En 2023, l’association Regio Basiliensis fête ses 60 ans d’existence. L’association a été fondée en 1963 à Bâle par des représentants de l’économie et de la science.

Son objectif était de planifier et de promouvoir du côté suisse le développement économique, politique et culturel de la région et d’éliminer les obstacles frontaliers entre les différentes parties de la région du Rhin supérieur.

Elle donne des impulsions pour le développement de l’espace du Rhin supérieur en une région frontalière européenne cohérente et participe à sa réalisation.

La Regio Basiliensis est aussi le centre de compétences de premier choix pour promouvoir la coopération transfrontalière. Elle est ainsi au service de la politique, des autorités, de l’économie, de la science, des organisations et des citoyens.

Depuis sa création, elle a marqué de manière décisive la coopération régionale et a apporté une contribution essentielle à la plupart des réalisations trinationales.

(Source et plus d’informations: Regio Basiliensis).

Le musée national Zurich 125 ans

Le Musée national Zurich, ouvert en 1898, fête ses 125 ans d’existence en 2023. Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur des épisodes marquants de la vie du musée, tout en se projetant dans l’avenir. Le week-end anniversaire, les 10 et 11 juin, avec un programme spécial proposé au public, sera le moment fort des festivités.

Depuis 125 ans, le Musée national suisse conserve, étudie et transmet des objets de l’histoire suisse. Pourquoi le musée national a-t-il été construit précisément à Zurich ? Comment des armes, un métier à tisser et du sucre en morceaux peuvent-ils raconter ce qu’était et ce qu’est la Suisse ?

À l’occasion de cet anniversaire, une visite divertissante, rythmée par des anecdotes et des histoires de fond et portant un regard sur l’avenir, attend les visiteuses et visiteurs.

(Source et plus d’informations: Le Musée national Zurich)

La Maison des cantons

L’ouverture à Berne de la Maison des cantons en 2008 a marqué une étape importante dans la coopération entre les 26 cantons de la Confédération.

Il s’agit d’un lieu de réunion qui concentre les connaissances et fournit une infrastructure centrale au service de la communication.

Il facilite également la coopération entre les cantons et la Confédération au niveau national (départements et parlement) et encourage la coopération (concrète), le dialogue, la communication et l’échange d’informations entre les cantons et la Confédération.

Conférences des gouvernements cantonaux

Les gouvernements des 26 cantons coordonnent leurs intérêts (parfois divergents) au niveau fédéral par les conférences des gouvernements cantonaux (CdC).

Elle s’occupe principalement du renouvellement et du développement du fédéralisme, de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons, de la prise de décision au sein de la Confédération, de l’exécution des tâches fédérales par les cantons et de la communication (en temps utile) sur la politique étrangère et européenne.

Conférences des directeurs

Les conférences des directeurs couvrent les tâches cantonales (finances, éducation et culture, documentation, éducation, santé, justice et police, politique sociale, forêts, nature, paysage et climat, construction, planification et environnement, transports publics, économie, énergie et agriculture).

La subsidiarité

En 1848, seuls des pouvoirs minimaux ont été accordés à la Confédération. Ce principe est notamment exprimé dans l’art. 3 de la Constitution : la subsidiarité exige que toutes les tâches publiques qui ne sont pas explicitement attribuées à la Confédération relèvent de la compétence des cantons, qui, de leur côté, les délèguent en partie aux communes.

Dans la plupart des cas, les cantons sont également responsables de la mise en œuvre de la politique et de la législation fédérales.

Ce n’est que dans le domaine des relations internationales (européennes), de la défense et des finances et de la fiscalité que la totalité ou la plupart des responsabilités incombent encore à la Confédération, telles qu’exprimées dans le budget.

Mais c’est précisément à ce moment-là que le Conseil d’États (la représentation parlementaire des cantons au niveau fédéral) et le référendum cantonal peuvent influencer les décisions fédérales.

Raison d’être

Dans de nombreux autres domaines, la situation est diffuse, mais la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons (et les communes) a changé depuis 1848, et des compétences considérables ont été transférées à la Confédération.

Cependant, les cantons ont également changé à bien des égards depuis 1848, tant sur le plan économique, religieux et social qu’en termes de densité de population ou de développement urbain/rural.

La Maison des Cantons trouve sa raison d’être dans ces développements. (Source et plus d’informations: Haus der Kantone; A. Vatter, Das politische System der Schweiz, Baden-Baden, 2016).

Morcote, la perla del Ceresio

Le lac de Lugano (Lago di Lugano), situé dans le canton du Tessin, porte le nom de la ville de Lugano, qui est la ville la plus peuplée du canton mais n’en est pas la capitale.

Le lac de Lugano est également appelé Ceresio. Ce nom est associé au village de Morcote, appelé « perla del Ceresio », qui est l’un des plus beaux villages de Suisse.

Le musée en plein air Swissminiatur et l’enclave italienne Campione d’Italia sont également situés au bord de ce lac.

La première mention du village remonte à 926. Son nom dérive de morae caput, qui signifie le sommet ou l’extrémité du rocher. Les ducs de Milan accordèrent au village des droits de marché et d’autres droits et l’exemptèrent de péage.

Santa Maria del Sasso. 1513, la conquête de Lugano

Les Confédérés (Eidgenossen) ont conquis Morcote en 1517 et l’ont gouverné comme ‘territoires sujets’  (Untertanengebiet) jusqu’ à 1798 et l’établissement de la République helvétique (1798-1803). Depuis 1803, Morcote fait partie du nouveau canton du Tessin.

Jusqu’à la construction du barrage de Melide en 1847, Morcote était un port important et un centre de commerce pour les marchandises traversant le lac en direction et en provenance de la Lombardie. Les nombreuses maisons patriciennes, la promenade, le château sur le Monte Arbostora et de nombreux monuments rappellent cette période faste.

L’église de Santa Maria del Sasso a été construite en plusieurs phases. Les styles romans, Renaissance et baroques indiquent la longue période de construction de trois siècles jusqu’au XVIIIe siècle.  L’église est une extension de l’oratoire roman de Sant’Antonio Abate datant de 1300.

Maria del Sasso

Sant’Antonio Abate

Le premier agrandissement de l’église a eu lieu dans les années 1470. La chapelle latérale San Carlo a été construite en 1581. La chapelle Santissimo Sacramento fut construite en 1591, puis l’abside, deux sacristies et l’autel principal en 1750-1758.

Les fresques des XVème et XVIème siècles sont des joyaux du style lombard. Avant d’admirer ces œuvres d’art, il faut cependant gravir 404 marches.

Le clocher de l’église, visible de loin, est l’un des clochers typiques du Tessin, avec des styles et des caractéristiques différents. Si vous en avez assez de la pierre, de l’art et des objets religieux, vous pouvez faire un petit détour par l’exotique Scherrer Park, qui offre une vue imprenable sur le lac de Lugano et le paysage montagneux.

(Source et plus d´informations: Morcote, la perla del Ceresio)

Les fresques de Schaffhouse

Pendant la Renaissance (1450-1600), la peinture des façades des maisons était très répandue. À Schaffhouse, les anciennes bâtisses de la vieille ville sont richement ornées de façades superbement peintes.

La pittoresque maison du Chevalier (Haus zum Ritter), l’une des plus belles maisons bourgeoises de Schaffhouse, fut transformée en 1566 par le chevalier Hans von Waldkirch qui fit exécuter en 1568-1570 les peintures de façade par le célèbre peintre schaffousois Tobias Stimmer (1539-1584).

Haus Zum Ritter

Ces fresques de style Renaissance sont les plus importantes au nord des Alpes. Sa restauration, très réussie, a été effectuée par l’artiste peintre Carl Roesch (1884-1979) qui en respecta l’esprit.

Outre la peinture de façades, Tobias Stimmer s’est fait un nom comme portraitiste, dessinateur, illustrateur et graveur et compte, avec Albrecht Dürer (1471-1528) et Hans Holbein le Jeune (1497-1543), parmi les artistes les plus influents de la Renaissance tardive dans l’espace germanophone.

L’œuvre constitue un programme pictural cohérent. Elle dépeint les vertus civiques de l’honneur, du patriotisme et de l’abnégation.

(Source : Musée zu Allerheiligen, Schaffhouse).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice

August Brandes (1872-1948), reconstruction, 1907.
Collection: Museum zu Allerheiligen.

Haus zum grossen Kafig.