Le château d’Elgg, les ruines de Hauenstein et le Guhwilmühle
22 mai 2026
Il n’y a que quelques kilomètres entre le château d’Elgg et le château millénaire de Hauenstein, situé au sommet du Hauenberg. Ces deux châteaux ont en commun de ne plus être visibles dans leur forme d’origine.

Elgg
Le château d’Elgg, le château de Kyburg et les ruines de Hauenstein
Le château d’Elgg est toutefois encore habité, tandis que Hauenstein est en ruines depuis le XIVème siècle déjà. La proximité du château de Kyburg et la richesse de son histoire soulignent l’importance de cette région. Si des seigneurs y ont autrefois fait construire des châteaux, ce n’était pas en raison de la beauté du paysage, mais parce qu’il s’agissait d’un site stratégiquement important pour le commerce, les péages, l’agriculture et les activités artisanales.


Le moulin de Guhwil
Entre Elgg et Hauenstein se trouve une autre particularité historique. L’ancienne station de poste et le moulin de Guhwil (Guhwilmühle) ont été pendant des siècles une ferme avec du bétail, une auberge, une halte pour les voyageurs ainsi qu’un relais pour les chevaux. L’ancien petit bâtiment destiné à conserver le lait et l’écurie rappellent encore cette époque.
Ce qui n’a pas changé, c’est la nature, marquée par des ravins peu profonds parcourus par des ruisseaux, des prairies, des champs, des forêts et de douces pentes de montagne.


Les ruines du château sur le Schauenberg
Les ruines du château sur le Schauenberg (892 m) dominent toutes les hauteurs environnantes, et sa position, qui s’avance loin dans le Plateau suisse, confère à la montagne et aux ruines une place particulière dans l’histoire de la vallée de la Töss.
Vers 1200, le premier château en bois fut construit comme simple demeure noble. Probablement au milieu du XIIIème siècle, il fut transformé en une tour d’habitation massive en maçonnerie. La première mention écrite du château de Schauenberg (castro Schowenberg) date de 1260, mais Rudolf von Schauenberg apparaît déjà dans les sources en 1242. En 1344, le château fut détruit par des baillis autrichiens avec l’aide d’hommes de Zurich et de Winterthour.


Et pourtant, le Schauenberg n’a pas perdu toute son importance. En raison des dangers liés à la guerre de Trente Ans et au conflit religieux interne à la Confédération entre les cantons, les autorités zurichoises se virent contraintes, après 1622, d’y mettre en place un système de guet. Depuis lors, le calme règne sur la montagne; seuls des randonneurs paisibles visitent encore le sommet et les ruines pour profiter du panorama et de la vue sur la vallée de la Töss.

La commune de Turbenthal
Le village de Turbenthal, au pied de la montagne, n’a jamais été un village agricole. Dès le XVème siècle, on y trouve des tisserands, des artisans et des personnes exerçant toutes sortes de métiers, comme des aubergistes, des meuniers, des baigneurs-barbiers et des barbiers-chirurgiens.
Aux XVIIème et XVIIIème siècles également, les filatures et les tissages dominaient la vie économique. Toute la région, à l’exception du hameau de Neubrunn, relevait du comté de Kyburg. En 1452, Zurich acheta ce comté et la commune de Turbenthal en fait depuis lors partie.
Le Club Alpin Suisse (CAS) organise régulièrement des randonnées dans cette région et dans d’autres contrées du pays

La nature
La nature n’a toutefois pas beaucoup changé : elle se caractérise par des tobel (ravins peu profonds traversés par des ruisseaux), des prairies, des champs, des forêts et des versants montagneux vallonnés.
(Source et plus d’informations: Gemeinde Elgg; Gemeinde Turbenthal)







