Die Münster Fähre Leu. Bild/photo: TES

Les ferries de Bâle

L’histoire des quatre ferries (Fähren) de Bâle date de plus de 150 ans. Le premier pont sur le Rhin, inauguré à Bâle en 1226, fut le seul pont permettant de traverser le Rhin. En 1905, lorsque le tram électrique fut introduit à Bâle, le vieux pont dut céder la place à l‘actuel Mittlere Brücke (Pont du milieu).

C’est la raison pour laquelle la liaison – sur le Rhin – entre le Petit-Bâle (Kleinbasel) et le Grand-Bâle (Grossbasel) fut maintenue et assurée par quatre petits bateaux en bois (ferries) d’environ 9 mètres de long.

Ces ferries s’appelaient jadis les ponts volants (Fliegende Brücke). En 1854 Johann Jakob Imhof, alors membre du conseil d’administration de la Société des artistes de Bâle, a créé ce service de ferries pour passer d’une rive à l’autre du Rhin.

Les bénéfices qui en résultèrent ont servi à financer la construction d’une galerie d’art (Kunsthalle) à Bâle.

En raison de la construction d’autres ponts : le pont de Wettstein (Wettsteinbrücke) en 1879, le pont Johanniter (Johanniterbrücke) en 1882, le pont des Trois-Roses (Dreirosenbrücke) en 1934 et le barrage et les écluses de Birsfelden qui servent également de passerelle pour les vélos et les piétons en 1954 et aussi suite à l’avènement de la motorisation, la fréquentation des ferries a diminué.

Les principaux passagers empruntant ces ferries sont les promeneurs et les touristes. Le Fährimaa (batelier – littéralement « homme du ferry ») s’installe tranquillement avec eux sur les banquettes de bois.

Aujourd’hui l’association des Ferries de Bâle (Fähri-Verein Basel) assurent la continuité de ces quatre ferries, véritable institution, nommés «Wilde Maa », «Leu», «Vogel Gryff» et « Ueli » du nom des quatre figures emblématiques de l’histoire du Petit-Bâle. Les cotisations des 4000 membres de l’association permettent de couvrir les dépenses et le coût des réparations annuelles des bateaux.

Les quatre ferries bâlois n’ont pas de moteur : chacun d’entre eux se déplace le long d’un câble tendu par-dessus le Rhin auquel il est relié par un filin. Ils n’émettent pas de CO2 car ils avancent uniquement par la force du courant.

(source et plus d’informations: www.faehri.ch).