Vullierens, son église et son abbaye
1 mai 2024
Vullierens (canton de Vaud) était déjà habité à l’époque romaine. Au Moyen Âge, elle relevait de la baronnie de Cossonay. En 1536, Berne a acquis le Pays de Vaud (à peu près le territoire du canton actuel) sur le duché de Savoie.
Dès lors, le village relevait du district de Morges et de l’autorité de Berne. Berne gouverna la région jusqu’en 1798. Cette année-là, la France conquit l’ancienne Confédération des XIII cantons germanophones (seul Fribourg/Freiburg était bilingue) et leurs territoires sujets (Untertanengebiete), y compris le Vaud francophone.

Après l’échec de l’expérience d’un État unitaire sur le modèle français (la République helvétique 1798-1803), Napoléon restaura l’ancienne structure des cantons (sous supervision française) en 1803, avec six nouveaux cantons souverains, dont Vaud.
Cette Confédération n’a pas duré longtemps non plus, à savoir jusqu’en 1813 et la défaite de Napoléon. Elle fut suivie en 1815 d’une nouvelle Confédération avec trois nouveaux cantons et enfin de la Confédération actuelle en 1848.

L’abbaye de Vullierens
Pendant tout ce temps, Vullierens n’a pratiquement pas changé. Seulement la religion catholique a cédé la place au protestantisme sous l’influence de la Berne protestante après 1536. L’église (mentionnée pour la première fois en 1228 et reconstruite en 1733) et l’ancienne abbaye (début du 16e siècle) sont pourtant toujours là.
(Source: F. Béboux, Vullierens, Dictionnaire historique de la Suisse)
Révision: Andrea Zollinger, rédactrice




