Les jardins de la Fondation Pierre Gianadda
29 juin 2021
Construite en 1978 à Martigny (canton du Valais) dans une zone archéologique riche en vestiges romains, la Fondation Pierre Gianadda, site d’exposition d’art privé ouvert au public, est aujourd’hui l’un des hauts-lieux des arts et de la culture en Suisse.
Outre le bâtiment principal et plusieurs espaces aménagés qui s’étendent alentour, les jardins enchanteurs de la Fondation accueillent des expositions de sculptures.
Ombragés par de nombreuses essences, agrémentés de plans d’eau et de vallonnements, les jardins de la Fondation Pierre Gianadda présentent également d’intéressants vestiges gallo-romains.
Les constructions antiques se trouvant dans l’enceinte de la Fondation appartiennent à l’époque romaine : thermes et mur du téménos – 85 mètres de large sur plus de 135 mètres de long – intégrés dans un vaste enclos sacré.
Le temple indigène fut construit à l’époque gauloise, vers 50 avant J.-C., le seul dieu attesté par une inscription étant Mercure, indubitablement un dieu gaulois.
Le mur d’enceinte de l’enclos sacré fut construit vers 50 après J.-C., lors de la fondation de la cité romaine de Forum Claudii Vallensium.
Les thermes du téménos comprenaient des salles de réception chauffées par hypocauste, procédé de chauffage central par le sol, employé par les architectes romains à l’époque impériale.
La sculpture tient une place toujours plus importante dans les jardins de la Fondation Pierre Gianadda. Le vaste panorama suisse brossé durant l’exposition de 1991 a montré la voie. Ainsi, d’année en année, le parc devient un véritable univers complémentaire aux expositions qui sont organisées par la Fondation.
A l’occasion des agrandissements successifs du parc, des aménagements sont réalisés. Plans d’eau et vallonnements agrémentent un parcours bucolique. Les plantations d’essences, communes ou rares, ont remplacé les abricotiers et donnent à l’ensemble un cachet particulier.
Parallèlement, la Fondation achète des œuvres qui comptent à ses yeux. Soigneusement et minutieusement disposées dans le parc, les sculptures racontent à leur manière une histoire liée à la Fondation Pierre Gianadda, car elles ne sont jamais arrivées là par hasard.
Elles jouent à cache-cache entre collines et plans d’eau, se dispersent sous les grands arbres plantés çà et là, dialoguent parfois, mais s’approprient le plus souvent leur espace qu’elles occupent pleinement.
Au total, quarante-sept œuvres sont à découvrir au fil des saisons dans les jardins et aux abords de la Fondation.
(Source et plus d’informations : Fondation Pierre Gianadda (www.gianadda.ch); Léonard Gianadda, La Sculpture et la Fondation, Martigny, 2008).
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
