L’exposition (Indiennes: un tissue à la conquête du monde) met la Suisse en relation avec le monde au travers d’un voyage sur quatre continents. En suivant la trajectoire des tissus de coton imprimés, l’exposition révèle l’implication de nombreux Suisses dans des chapitres clés de la période moderne, tels que l’industrialisation, le commerce triangulaire, la colonisation et l’esclavage. L’exposition fait partie du nouveau Centre des indiennes
Entre le 17e et le 19e siècle, les tissus imprimés en coton ont propulsé la Suisse parmi les principaux pays producteurs de textiles. A la fin du 18e siècle, 20% de la population suisse travaille dans l’industrie cotonnière locale, en deuxième position après l’Angleterre. Le paye a joué un rôle essentiel dans le développement du commerce et des machines.
La fabrication d’indiennes ainsi que les activités de tissage et de filature ont joué un rôle clé dans l’industrialisation du pays, tout en renforçant son insertion dans le commerce mondial.
Des négociants genevois important des tissus d’Inde pour les vendre à Bordeaux. Des marchands bâlois s’installant à Nantes pour mieux financer et réunir des cargaisons de traite. Des officiers neuchâtelois au service de la puissante Compagnie hollandaise des Indes orientales.
Des Suisses faisant travailler des esclaves dans des plantations dont ils sont les propriétaires ou les administrateurs.
Ces histoires et bien d’autres composent quelques-unes des facettes de l’épopée passionnante, mais complexe des indiennes, qui passent pour le premier produit mondialisé de tous les temps.
Le multimédia rassemble des témoignages de cette industrie et les différents centres de production d’indiennes en Suisse au 18e siècle.
