Le château d’Arenenberg el Napoléon III
10 septembre 2021
Au Moyen Âge, plusieurs maisons se dressaient sur le domaine d’Arenenberg. Le complexe du château, datant du XVIème au XIXème siècles, est en grande partie intact. La plus grande perte est celle du théâtre de 1817, qui a été démoli par la suite.
Anton Prosper von Streng (1694-1781) devint propriétaire du château d’Arenenberg au XVIIIème siècle. Son petit-fils, Johann Baptist von Streng, vendit le château en février 1817 à Hortense de Beauharnais (1783-1837), ancienne reine de Hollande (1806-1810). Louis-Napoléon (1808-1873), fils unique d’Hortense, vint s’installer avec sa mère au bord du lac de Constance, où il grandit.
Un domaine au charme parisien et un parc paysager y furent aménagés. À partir de 1832, il devint prétendant au trône de France. Il vécut tour à tour à Arenenberg et au château de Gottlieben. La France l’élut président de la Deuxième République en 1848, puis empereur quatre ans plus tard.
En 1870 et 1871, la guerre franco-prussienne et une révolution mirent fin à son règne. L’impératrice Eugénie (1826-1920) fit don du château au canton de Thurgovie en 1906. Elle posa toutefois une condition : les bâtiments devaient abriter un musée, à savoir l’actuel musée Napoléon. Le musée correspond en grande partie à l’état des lieux à l’époque impériale
Le terme « château d’Arenenberg » désigne l’ensemble du complexe : les bâtiments du centre de formation et de conseil ainsi que le musée. L’Arenenberg a toujours été entouré de divers jardins, d’un ermitage, d’un arboretum, de vignobles et de vergers.
(Source: D. Gügel, Arenenberg, Labhard Medien, Konstanz; Napoleonmuseum Arenenberg).
