Affairs européennes

Bummelsonntag, 31.3.2019. Photo/foto: TES.

(English) The EU should join the Swiss Federation

La Suisse ne devrait pas adhérer à l’UE, mais l’UE devrait adhérer à la Fédération suisse.  Le pays devrait examiner sérieusement et d’un œil critique la question de savoir s’il signera ce que l’on appelle les Rahmenabkommen. Ainsi, la souveraineté, qui a été transférée à l’UE, est perdue à jamais et l’UE n’est jamais satisfaite. Dans dix ans, l’exigence d’une adhésion ou de la fin des Rahmenabkommen sera sur la table.  L’UE doit le faire, car ce bloc a en permanence besoin d’argent. L’organisation est basée sur des ambitions, des subventions et des projets mégalomaniaques et ne connaît qu’une seule voie : Immer vorwärts, pour la paix, la démocratie et la fraternité. Où d’autre en quand avons-nous entendu cela ?

L’UE n’est pas capable de réforme ou d’autoréflexion (qui a fait l’objet du référendum Brexit) et n’a pas de capacité d’autocorrection, elle n’est pas une démocratie parlementaire, elle n’a pas de trias politica, son système judiciaire est une organisation politique fédérale et l’UE est basé sur les subventions (75% du budget), sur une bureaucratie trop payée, le protectionnisme et surtout le prestige, le travail lucratif, les ambitions des grands Européens et leurs reseaux (nationaux).  Les plans d’une union de défense, de transfert,  fiscale et économique et les entreprises franco-allemandes subventionnées par l’UE parlent d’eux-mêmes. Les parlements ne sont plus impliqués, car il n’y a plus d’alternative.

Cette UE n’unit pas nécessairement les bonnes qualités de ses membres, mais surtout les mauvaises. L’eurocratie est basée sur le modèle centraliste français, le système monétaire italien, la lâcheté et opportunisme néerlandaise, Babylon comme modèle du Parlement européen, la corruption,  le chômage gigantesque (des jeunes), les dettes publiques et les bureaucraties dans trop de pays, le secteur agricole médiéval (plus de 40% du budget européen), les fonds structurels (10-15% illicites, au moins 20-30 % inefficace).

Cette UE est l’euro-communisme à visage humain et cela ne finit pas bien. C’est ce que 52% des citoyens britanniques (courageux) se sentaient bien (intuitivement), comme 62% des citoyens ignorés aux Pays-Bas l’étaient (intuitivement) en 2005. La réaction de l’establishment néerlandais : nous abolissons le référendum. Les Pays-Bas sont aujourd’hui  systématiquement overruled au sein de l’UE et de la BCE (14 + Draghi contre 4) et l’UE et la politique illégale de la BCE menacent son système social et sa cohésion sociale, le marché de l’habitation, les pensions et l’épargne.  Qu’entend-on par influencer la politique et la législation de l’UE ? Les multinationales et Goldman Sachs ont beaucoup plus d’influence que les Pays-Bas.

L’UE doit revenir à ses tâches essentielles et doit être réformée du bas vers le haut.  La Fasnacht a connu de nombreux changements au cours des siècles et sa forme actuelle est le résultat d’une communication permanente avec la société.  Les participants de la Fasnacht s’exposent sans masque au public les dimanche suivants. L’UE n’enlève jamais ses masques, mais se cache derrière la rhétorique et la propagande (Lisbonne 2000, l’euro, la guerre, l’ouverture des frontières et Frontex, l’élargissement sans restriction et d’autres projets infortunés et ratés).  Si l’UE ne suit pas son temps, mais s’en tient à ses dogmes, à ses ambitions et à ses projets mégalomaniaques, il y aura une implosion. L’UE est en train d’unifier les incompatibles d’en haut, et les citoyens doivent devenir le nouvel Européen idéal dans la Animal Farm européenne.

Quiconque se soucie de l’UE, de la démocratie, de l’économie de marché et de l’État de droit devrait faire entendre sa voix critique, quelles que soient les qualifications désagréables de l’establishment (européen). Cette UE détruit non seulement les systèmes démocratiques, économiques, sociaux et monétaires, mais, par son soutien aux dictateurs, elle constitue également une menace pour la stabilité, la paix et les droits humains.  L’intolérance, le populisme et l’opportunisme de l’UE diffèrent-ils vraiment à ce point des soi-disant anti-européens (quiconque exprime des critiques) ? Cette UE ne tolère pas la démocratie, la satire ou l'(auto-) réflexion. Qui sont ces soi-disant  Spitzenkandidaten de toute façon ? Qui peut voter pour eux ? Y a-t-il eu des primaires ? Non, ce sont des eurocrates, choisis par d’autres eurocrates et quelques membres du parti. Combien de citoyens de l’UE ont voté à l’époque pour Juncker, qui a été expulsé du gouvernement dans son propre pays ?

C’est là le problème. La Suisse doit choisir et penser à long terme et ne pas céder à l’intimidation et aux menaces  (y compris la non-admission d’étudiants suisses, le Börsenäquivalenz et la résiliation des accords commerciaux bilatéraux actuels).