Neuchâtel

Les origines médiévales de l’actuel territoire neuchâtelois plongent leurs racines dans des périodes bien plus anciennes que celles de la fondation même de Neuchâtel. Le début du XVIe siècle est une période de changements profonds, avec l’abandon de la foi catholique, mais également parce qu’il coïncide avec la première intégration forte de Neuchâtel à la Suisse et avec des évolutions institutionnelles importantes. Mais nous aurions aussi pu aller jusqu’en 1848. C’est avec l’instauration de la République en 1848 que meurent les institutions médiévales. ( J. Bujard e.a., Histoire du canton de Neuchâtel, Neuchâtel, 1996).

Le fédéralisme suisse

Personne en Suisse ne met en doute le sens et l’importance du fédéralisme, la raison d’être de cette alliance unique de communautés de langues, de cultures et de religions diverses. L’histoire de la Suisse se caractérise par une évolution allant d’alliances entre Etats à une Confédération d’Etats puis à l’Etat fédéral. Le principe du fédéralisme offre une réponse adéquate à la coexistence de communautés de langues, de cultures et de confessions diverses, de régions de montagne et de plaine, urbaines, suburbaines et rurales, ainsi qu’à une variété de groupements politiques et sociaux et il permet de les intégrer dans l’Etat federal. (R.L. Frey e.a., Le federalism suisse, Lausanne 2006).

La Grande-Bretagne et la Suisse

Les pays européens n’ont cessé de se définir par leur différences avec les nations voisines. Les Anglais ont aimé se découvrir  des ressemblances avec la Suisse, en particulier avec la ville-république de Genève. Lieu de passage obligé des jeunes lords en route vers l’Italie, Genève a longtemps été perçue comme une esclave anglaise. C’est une petite soeur de la Grande-Bretagne. Samuel Egerton Brydges note en 1821: “il y a une grande conformité entre les Anglais et les Genevois”. Napoléon avait été moins enthousiaste: “Les Genevois parlent trop bien anglais pour moi” . P. Vincent, La Suisse vue par les écrivains de langue anglaise, Lausanne 2009).